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Mon parcours

Mon cheminement vers la nutrition et la naturopathie

Le rôle de l’alimentation sur notre état de santé retrouve enfin son importance pour de plus en plus de personnes. Mais il y a 5, 10 ou 15 ans, ce n’était pas encore le cas. J’ai fait de ma passion mon métier, et ce grâce à la vie si bien faite qui m’a invitée à suivre une certaine direction. 

Il y a quelques années, pour me soigner ou être plus performante, je me suis plongée à la découverte des effets des aliments sur notre corps, d’une cuisine sans gluten encore trop rare. J’ai testé quasiment tous les différents modes alimentaires, et j’ai beaucoup appris.

Pourquoi cet article ?

Tout simplement car c’est grâce à ce parcours que j’en suis là aujourd’hui. Dès que je mettais mes recherches et mes lectures de côté, des nouveaux maux émergaient. Avec le recul, je réalise que sans cela, je ne serais peut-être ni diplômée, ni installée à Genève comme thérapeute – dont ma spécialité est la nutrition.

Mon pourquoi, consiste à aider chaque personne à reprendre le pouvoir de préserver sa santé de manière autonome, grâce aux médecines naturelles et globales, dont la nutrition joue un rôle fondamental.

Comment j’en suis arrivée là ?

J’ai toujours été passionnée par la naturopathie. Sensible aussi à notre impact dans ce monde, mes amis au lycée me surnommait “Lisa Nature” ou encore “Greenpeace” !…  Dans mon premier appartement, j’ai acheté avant toute chose un blender pour me faire mes premiers smoothies. J’en souris encore…

J’ai grandi comme la majorité des enfants de ma génération. Elevée au biberon, puis aux tartines de nutella le matin avec un jus d’orange devant le Club Dorothé, cantine à 12h et repas en famille le soir.

Ma mère cuisinait plutôt méditerranéen. Si ma soeur et moi étions seules avec mon père, c’était plustôt oeufs au plat et pâtes à l’huile d’olive… Disons qu’il a d’autres qualités !

Dès l’âge de 3 ans, j’ai toujours eu une santé fragile. Cela s’est manifesté de manière plutôt violente au départ, car j’avais cette habitude de vomir dans mon sommeil – Désolé pour le détail ragoûtant qui en plus de cela, aurait pu être dangereux pour ma vie !

En entrant dans l’adolescence, mes maux ont migrés vers la sphère pulmonaire et ORL. J’étais constamment malade. J’étais abonnée aux rhino-pharyngites, trachéo-bronchites, six mois dans l’année. J’en ai eu des cuillères à soupe de Maxilase et des antibiotiques. Par la suite même les médecins avaient compris que  “les antibiotiques, c’est pas automatique !”. Donc j’étais au lit avec une bouteille d’eau, des mouchoirs aux huiles essentielles et souvent, de l’homéopathie.  

Hippocrate a fini aux oubliettes !

A partir de mes 18 ans, j’ai commencé à pratiquer beaucoup de sport. Si je n’allais pas au fitness, je courais tous les matins avant d’enchainer une journée d’étudiante le jour, et de serveuse le soir.

Après quelque temps, j’ai commencé à avoir des troubles très brefs : fourmillements au bras droit, vision floue, pertes de mémoire (comme des trous momentanés) et des vertiges. Evidemment, ma mère infirmière a tout de suite pensé au pire – les médecins aussi d’ailleurs (car il s’agit des signes d’un potentiel AVC).

Suite à des analyses sanguines, mon médecin m’a prescrit une scintigraphie. Cet examen consiste à injecter des traceurs radioactifs pour colorer le sang et observer à l’imagerie médicale le fonctionnement d’un organe. Il s’effectue dans les services de médecine nucléaire, donc disons que ce n’est selon moi pas quelque chose d’anodin. Pour la petite histoire, je me souviens l’avoir réalisé deux fois. La veine n’a pas été visée correctement la première fois. Le produit s’est répandu dans mon bras et il m’était alors impossible de le lever durant près de 12h…

Au final, on ne m’a rien trouvé et tant mieux !

Curieuse, c’est en me plongeant dans mes bouquins que j’ai réalisé que j’avais tous les symptômes de surentraînement, des carences en électrolytes et un déséquilibre sodium/potassium. J’ai ajouté des phases de récupération, une meilleure hydratation, beaucoup de fruits et légumes et j’étais comme neuve.

J’ai alors réalisé qu’en 18 ans, jamais un médecin ne m’a demandée : “Que manges-tu ? Que bois-tu ? Fais-tu du sport ?”.

Pourtant n’est-ce pas Hippocrate et son célèbre sermon qui disait “Que l’alimentation soit ta première médecine” ?

Si l’on observe l’impact d’une mini pilule contraceptive sur tout le système hormonal d’une femme – pour ne prendre que cet exemple – ne peut-on pas se demander l’impact de tout ce que l’on ingère ou pas sur notre organisme ? Aussi bien au niveau de notre santé physique que psychique ?

— 1er déclic. Heureusement, je vois de plus en plus de médecins sensibles aux effets des aliments aujourd’hui. Mais je n’ai pas eu la chance des les rencontrer à cette époque.

Quand un sport devient une nouvelle passion

A l’âge de 24 ans, alors que je vivais à Rome, je me suis liée d’amitié avec un professeur d’apnée sportive. Comme beaucoup de personnes de ma génération, j’ai plongé dans l’univers du Grand Bleu de Luc Besson et c’est certainement le plus beau des teaser que l’on puisse avoir sur cette pratique.

Cet ami m’a convaincue d’essayer. Je dois avouer que je ne suis pas arrivée très confiante à mon premier cours. Disons que j’appréhendais le moment où je lui lancerais “tu vois ! je t’avais bien dis que je serais nulle !”.

Tous à l’eau dans un bassin, nous avons appris à respirer profondément, à expirer un maximum de CO2 et à saturer notre organisme en oxygène. Et finalement dès ma première apnée, j’ai tenu 3 minutes 34. Je ne sais toujours pas ce qui dominait entre la surprise et la fierté d’avoir réussi ce qui pour moi était un exploit ! 

L’intense relaxation nécessaire avant chaque apnée est très vite devenue addictive. Le silence méditatif sous l’eau aussi.

La carotte qui motive au changement

Quelques mois après, j’étais équipée pour ma toute première plongée en mer ! J’allais enfin me laisser aspirer par cette eau bleue nuit qui m’attirait tant. À l’eau avec ma combinaison, mes palmes et ma ceinture de poids, je respirais très profondément pour me relaxer. J’entendais le compte à rebours de mon enseignant, dont la voix semblait de plus en plus lointaine – 3 – 2 – 1…

J’ai fait un mouvement de bascule pour mettre mon corps à la verticale. Après les premiers mètres, j’ai bouché mes oreilles pour décompresser car cette fois, nous n’étions plus en piscine mais en mer – la douleur dans les oreilles se fait alors vite ressentir sous l’effet de la pression.

Mais là, impossible de décompresser. La douleur s’intensifiait, je gaspillais mon air et tentais de lutter contre cette oppression mais rien n’y faisait. J’avais la sensation que mon souffle restait bloqué, sans parvenir à me soulager. Je suis remontée à la surface vidée et déçue. Je ne comprenais pas.

Après plusieurs essais, mon enseignant m’a demandé si mes sinus étaient bouchés. J’ai appris à vivre avec alors difficile à dire. Il me suggera de suivre une “diète anti-mucus”, consistant en  l’élimination des produits laitiers et du gluten de mon alimentation, et de refaire un essai 15 jours plus tard.

J’ai plongé dans le monde du SANS…

Trois semaines plus tard, je suis retournée en stage d’apnée avec lui et un groupe d’élèves en Sardaigne. Ayant suivi cette diète, mes symptômes d’allergies avaient disparus et j’étais curieuse de voir l’effet en mer. C’est à cette époque que j’ai commencé à inventer des recettes alternatives, à découvrir la ribembelle de céréales naturellement sans gluten et à cuisiner presque tous les jours.

Au large des côtes, me voilà dans l’eau – compte à rebours toujours lointain… – 3 – 2 – 1.

Je me suis lançée à la verticale vers le fond de plus en plus sombre, mes oreilles tiraient et après un premier souffle, j’ai décompressé sans problème. J’ai palmé et pour m’enfoçer dans cette eau bleue absorbante.

J’ai décompressé une deuxième fois et continué mon avancée. Mon enseignant était avec moi et il m’arrêta en indiquant que c’était suffisant pour une première. Je suis restée là, à profiter de cet instant magique, de cet état hypnotique au milieu de la méditerranée – que du bonheur.

15 mètres ! J’étais ravie et pressée d’y retourner. Mais à cet instant, j’ai aussi réalisé l’énorme impact de cette diète “anti-mucus” sur mon état.

→ 2ème déclic

La santé intestinale, le nerf de la guerre  

Après ces trois premières semaines, en plus de mes symptômes disparus, j’ai perdu 2 kg d’eau, j’ai atteint facilement l’heure complète de course à pied alors qu’avant, les 30 minutes m’étaient interminables. La peau de mon visage s’est aussi améliorée et j’avais une patate d’enfer. Bref, une véritable renaissance.

Mais la vie m’a amenée d’autres aléas de santé sur mon chemin. En raison de longs voyages à l’étranger,  j’ai pris des antibiotiques anti-paludisme, j’ai eu des vaccins préventifs et j’ai vécu dans des environnements bactériologiques bien différents. Ceci n’a pas arrangé l’état de mon système immuntaire et a détérioré ma flore intestinale. A mon retour en Italie, on m’a diagnostiquée une candidose digestive – dont les causes et remèdes sont sujets à bien des controverses.

Au fil des années, j’ai appris que mes intolérances, problèmes pulmonaires et ORL n’étaient que les symptômes d’une même racine : une mauvaise santé digestive avec un intestin perméable, un processus d’assimilation déficient et un déséquilibre du microbiote.

Car rappelons-le, notre paroi intestinale a pour rôle de laisser passer ce qui nous nourrit et de bloquer tout agent pathogène. Lorsqu’elle n’arrive plus à tenir ce rôle de frontière, c’est le début d’une inflammation chronique et d’une fatigue du système immunitaire sur-sollicité par les ennemis entrants. C’est pourquoi il ne peut y avoir une bonne santé à long terme si cette frontière n’a ni les capacités, ni la force de faire le tri nécessaire.

De la théorie à la pratique

Avec le recul, je suis reconnaissante de ce diagnostic. J’ai en effet appris presque tout ce que je sais sur la nutrition grâce à mes recherches pour me soigner. Mes lectures anglo-saxonnes m’ont apportées les clés essentielles pour réparer mon système digestif. J’ai appris à soigner mes intestins, à ré-équilibrer mon microbiote et à renforcer mon système immunitaire.

J’ai donc repris mes études dans le but mettre en pratique mon expérience, mes lectures et ma passion. J’ai choisi de m’installer en Suisse pour la qualité de ses formations et la reconnaissance des professions de thérapeute et naturopathe.

Après l’obtention de mes diplômes de médecine académique, massage ayurvédique, nutrition-santé et réflexologie, j’ai décidé de recevoir en consultations à Genève et Lausanne. J’apporte également mon expertise en entreprise, ainsi qu’en pharmacie.

J’accompagne toute personne désireuse de reprendre sa santé en main, et de découvrir le pouvoir d’une alimentation personnalisée et naturelle.


Pour mieux appréhender ma vision de la nutrition, je vous invite à écouter mon podcast ou à lire mon article sur mes 10 clés de la nutrition énergétique 

Merci pour votre lecture, n’hésitez pas à me laisser un commentaire auquel je répondrai avec immense plaisir !

Belle santé à tous !


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