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dysbiose intestinale cause et consequences

Les causes et conséquences de la dysbiose intestinale

Dans cet article, vous verrez que la plupart des pathologies dont nous avons le plus peur et qui explosent aujourd’hui ont toutes un point commun : la dysbiose et plus largement, le déséquilibre de votre écosystème intestinal. 

Pour mieux comprendre la dysbiose, je vous présente ici ses causes et ses conséquences pour vous permettre de prendre le taureau par les cornes et surtout d’agir en prévention afin de maintenir une bonne santé intestinale et générale.

L’ÉCOSYSTÈME INTESTINAL MIS A MAL PAR LA DYSBIOSE

Nous avons 10 fois plus de bactéries que de cellules dans notre corps. C’est un peu comme si notre organisme était leur planète à eux. Cette communauté bactérienne est ce qu’on appelle aujourd’hui le microbiote.

Une grande partie se logent au niveau de notre côlon. Avec notre IMMUNITÉ et l’intégrité de notre MUQUEUSE INTESTINALE, ils constituent à eux trois notre écosystème intestinal. 

Le microbiote intestinal joue différents rôles :

  • Il a un effet barrière qui nous protège contre les infections.-
  • Il régule le bon fonctionnement du système immunitaire et la régénération de la muqueuse du grêle.
  • Il digère certains sucres complexes et protéines.
  • Il synthétise les vitamines B8, B9. B12 et K.
dysbiose intestinale recherche

D’autres bactéries et micro-organismes sont plutôt des squatteurs qui profitent du chauffage et des repas gratuits. Quand tout va bien, nos bonnes bactéries cohabitent avec sans problème. Mais en raison de divers facteurs, les squatteurs prennent vite le pouvoir et deviennent alors nocifs. 

Les aliments mal digérés et mal mastiqués deviennent leurs substrats. C’est alors buffet à volonté ! Ils se mettent à pulluler créant ainsi des ballonnements et des flatulences pour commencer. 

Ce microbiote déséquilibré est ce qu’on appelle une dysbiose intestinale.

La dysbiose intestinale est la cause de 3 réactions indissociables : 

  • L’inflammation, souvent de bas grade car non symptomatique. C’est la principale cause de maladie et de douleurs chroniques. Il est important de rappeler que 80 % des réactions inflammatoires à l’origine des pathologies intestinales se forment en raison d’un microbiote déséquilibré. (1)(9)
  • L’immunité dont l’essentiel siège au niveau intestinal est affaiblie. Vous êtes plus vulnérable au moindre virus et souffrez de plus en plus de fatigue. 
  • La muqueuse intestinale ne peut plus jouer son rôle de frontière. Les divers troubles digestifs apparaissent à commencer par la sensibilité à de plus en plus d’aliments. La muqueuse n’est alors plus capable de faire le tri entre ce qui passe (vitamines, minéraux, nutriments) et ce qui est censé finir aux toilettes (toxines, toxiques, déchets). 

Conséquences : 

  • Des fragments d’aliments (peptides)  et endotoxines passent dans le sang, l’immunité est alors surexcitée et engendre une inflammation. Les peptides perturbent particulièrement le système nerveux. 
  • Les toxines et toxiques ne sont plus éliminés correctement. C’est le foie qui va être en charge de les traiter, ce qui sera cause de surcharge.

L’inflammation bat son plein, c’est l’incendie général.

douleurs digestives

C’est le début de réactions en chaîne aux conséquences sur la santé digestive, l’équilibre endocrinien, immunitaire, nerveux, car n’oublions pas que nous avons plus de neurones au niveau intestinal que cérébral. 

Ainsi, ce déséquilibre de notre écosystème intestinal est la racine d’une multitude de pathologies.

LES CAUSES DE LA DYSBIOSE INTESTINALE

Il faut bien comprendre que quand on parle de troubles digestifs et de dysbiose, les causes sont souvent une réaction en chaîne de plusieurs facteurs. 

C’est pourquoi la prise en charge de la dysbiose et de ses troubles consécutifs nécessite une réforme dans l’hygiène de vie du consultant. Chacun des points ci-dessous doit être analysé et amélioré.

Un déséquilibre alimentaire

  • L’excès de glucides et de sucres : ils favorisent les fermentations à hydrogène avec pullulation bactérienne, excès de levures et SIBO (small intestinal bacterial overgrowth). Je détaille le SIBO plus bas.

Pou en savoir plus je vous invite à lire mon articles sur les FODMAPs.

  • L’excès de produits ultra-transformés pro-inflammatoires, dont les additifs et composants déséquilibrent le microbiote et irritent la muqueuse.
  • La consommation d’édulcorants qui selon de nombreuses études, favorisent la dysbiose qui a son tour cause souvent une prise de poids, notamment au niveau viscéral. 
  • Le manque ou l’excès de végétaux. Si l’alimentation en contient peu, le microbiote est privé des prébiotiques qu’ils contiennent. Les prébiotiques sont ce qui le nourrit et ce qui lui permet de se développer. En cas d’excès, les fibres et glucides en grande quantité peuvent favoriser les fermentations et les irritations de la muqueuse du grêle.
  • L’excès de protéines favorisant les fermentations génératrices de méthane au niveau du côlon descendant. 

Si en plus on ajoute :

  • La consommation de graisses hydrogénées pro-inflammatoire
  • Le mauvais ratio oméga 6 / oméga 3 dans l’alimentation 

… c’est l’inflammation à coup sûr.

junk food

Le non-stop alimentaire

  • Le balai intestinal (ou complexe myoélectrique migrant) qui nettoie l’intestin entre les repas ne peut pas faire son travail en cas de grignotages constants. C’est une cause majeure de dysbiose intestinale. Il est important de laisser 3 à 4 heures minimum entre chaque prise alimentaire, aussi petite soit-elle.
  • Ce non-stop alimentaire favorise la stagnation d’aliments et l’hypo-sécrétion des sucs digestifs. Sans eux, fermentations et dysbiose intestinales garanties ! 
dysbiose intestinale alimentation

Les sensibilités à certains aliments

Les intolérances et la sensibilité à certains aliments peuvent générer des troubles digestifs et favoriser le déséquilibre du microbiote. 

Il est important d’éliminer l’éventualité d’une maladie coeliaque. Il s’agit d’une réponse auto-immune qui cause une destruction progressive de la muqueuse intestinale. Votre médecin saura vous orienter vers les analyses nécessaires.

Le manque de mastication 

La digestion des glucides commence dans la bouche. Sans une longue mastication, ils sont mal digérés et favorise les dysbioses intestinales, notamment avec une pullulation bactérienne au niveau du côlon ascendant.

La prise de certains médicaments

  • Les antibiotiques : ils aseptisent tout sur leur passage en éliminant les bonnes et les mauvaises bactéries. Sans prise de probiotiques suite au traitement, une dysbiose apparaît souvent. Il en est de même pour l’excès d’hygiène néfaste pour le développement du microbiote.
  • La cortisone et autres anti-inflammatoires, pilule contraceptive, certains anxiolytiques, chimiothérapies, etc. déséquilibrent le microbiote.
  • Les inhibiteurs de pompes à protons (IPP) ou antiacides bloquent la sécrétion d’acide chlorhydrique (HCl) au niveau de l’estomac alors qu’il est essentiel pour aseptiser le bol alimentaire et permettre la sécrétion des enzymes pancréatiques. Sans acide HCl, c’est toute une chaîne qui est brisée et la dysbiose intestinale s’installe progressivement.  
  • Les adjuvants des vaccins surexcitent l’immunité. Tout l’écosystème bactérien est mis à mal. 
dysbiose intestinale medicament

Concernant les vaccins, je reviendrai dans un autre article sur le fonctionnement de notre immunité. Mais notons un point essentiel concernant la vaccination du nourrisson :

Notre écosystème intestinal, donc notre immunité, n’est abouti qu’à partir de l’âge de 3 ans. Par déduction, vacciner un enfant avant cet âge c’est comme présenter l’ennemi aux premiers soldats sur le terrain, encore en formation.

L’immunité encore immature ne doit en plus pas lutter contre 1 pathogène mais 11 ! C’est un stress majeur pour l’immunité, un non-sens absolu selon moi. 

Vu l’importance croissante que l’on donne à l’écosystème intestinal dans l’émergence des maladies de civilisations, dont les  maladies auto-immunes qui explosent, je pense que le minimum serait d’administrer les vaccins un à la fois, à partir de l’âge de 3 ans. 

Un stress subi et mal géré

Le travail de la doctoresse Kelly McGonical nous montre que le stress perçu positivement est plutôt bénéfique pour la santé, pour en savoir plus je vous invite à visionner sa présentation.

En revanche, un stress lié à des émotions négatives influe directement notre santé digestive et l’apparition d’une dysbiose intestinale.

dysbiose intestinale

Il est bon de rappeler que nos intestins communiquent en permanence avec notre cerveau et notre peau. On parle de “gut-brain-skin connection”.

Rien de surprenant pour les personnes atteintes d’eczéma qui voit leurs crises s’aggraver quand elles sont particulièrement exposées à un stress. Ni pour celles qui souffrent de diarrhée suite à un stress ou une émotion forte. 

Ces émotions subies, les états dépressifs et l’excès d’anxiété contribuent au déséquilibre du microbiote et à l’inflammation généralisée (2).

Pour les personnes qui font tout pour perdre leur ventre, mais pour qui rien ne marche, il est judicieux de suggérer un travail sur la gestion émotionnelle qui est certainement la pièce manquante du puzzle. 

De plus, la dysbiose intestinale favorise la sensibilité au stress en raison de l’augmentation des messagers inflammatoires dont elle est l’origine. C’est pourquoi il n’y a pas de dysbiose intestinale sans stress ! 

Parmi les méthodes les plus simples pour gérer son stress nous retrouvons :

  • Le sport : une activité de 30 minutes qui vous fait transpirer ou une séance de HIIT de 15 minutes par exemple permettent une régulation nécessaire pour retrouver un bon équilibre hormonal. Attention car le sport en excès sera lui aussi facteur de stress. Tout est question d’équilibre et de régularité. 
  • La méditation et la cohérence cardiaque sont aussi des pratiques que je recommande systématiquement. 

Comme dysbiose et stress s’entretiennent mutuellement, il me semble fondamental de rétablir la santé intestinale des personnes très exposées aux facteurs de stress (exogènes et endogènes).

Un microbiote légué, absent ou déséquilibré

La qualité et la force de votre microbiote se déterminent durant les 3 premières années de la vie. 

  • Tout d’abord, le microbiote buccal, intestinal et vaginal de la mère est légué à l’enfant au moment de l’accouchement par voie basse. 
  • L’allaitement va ensuite permettre d’ensemencer son biote en bonnes bactéries et de construire l’immunité de l’enfant. 
dysbiose intestinale et microbiote
  • Ensuite l’alimentation et la bonne introduction des aliments de 0 à 3 ans vont finir de construire l’écosystème intestinal. 

Césarienne, vaccination précoce, laits en poudre, excès de sucre (biscuits, laits en poudres, yaourts sucrés, etc.) endommagent son équilibre. L’immunité de l’enfant est alors plus fragile. Il est plus sensible aux intolérances, aux allergies et aux troubles digestifs. 

Concernant la césarienne, il semble important d’informer le personnel médical et de leur demander de prélever le microbiote buccal et vaginal de la mère afin de “badigeonner” l’enfant au moment de sa venue au monde. Ceci lui permet de construire son biote avec les bactéries de sa mère plutôt que celles du personnel hospitalier…

Les infections, gastro-entérites et tourista 

Certaines souches d’Escherichia coli, les salmonelles, le Campylobacter dont on peut être contaminé par la consommation de viande mal cuite peuvent perturber notre équilibre bactérien et générer des dysbioses intestinales. 

Le Clostridium difficile porte bien son nom, car il résiste souvent aux antibiotiques. Ainsi, face à une immunité affaiblie par le traitement, cette bactérie peut se propager et créer des douleurs et des diarrhées difficiles à soigner.  

La dysbiose intestinale consécutive à la prise d’antibiotiques peut aussi empêcher la guérison même si le l’élément pathogène n’est plus présent (15).

clostridium difficile

C’est pourquoi il serait parfois judicieux de faire appel à la phytothérapie pour ne pas détériorer l’écosystème intestinal jouant un rôle précieux dans le retour à la santé. 

Je pense notamment au charbon noir activé, à certaines huiles essentielles antibactériennes et antivirales, aux probiotiques et aux nutriments essentiels à la protection de la muqueuse (glutamine, collagène, zinc, vitamine D, etc.)

L’épigénétique

Nous savons désormais que les facteurs environnementaux comme l’air que l’on respire, les polluants, l’alimentation, la vie sociale, les pensées ou encore le stress, s’avèrent capables de moduler la réponse de nos gènes. C’est que l’on appelle l’épigénétique.

Selon l’influence positive ou négative des ces facteurs, nos gènes modulent leur expression. C’est ce qui peut nous permettre d’entrevoir comment notre monde et notre hygiène de vie peuvent modifier notre état de santé.

Ces facteurs vont également moduler les capacités d’adaptation de nos gènes. Ainsi, l’épigénétique affecte par exemple nos capacités de récupération, de régénération, notre réponse à l’effort, nos sécrétions hormonales, etc.

Or notre microbiote renferme 1000 fois plus de gènes que l’ensemble de nos tissus. Ces gènes communiquent directement avec les nôtres influençant aussi leur fonctionnement. Donc tout déséquilibre impactera nos propres gènes et leur expression.


J’ai bien conscience que ce qui n’est pas linéaire peut-être difficile à conceptualiser mais comprenez que tout est systémique = tout interagit en permanence.

Notre environnement, nos pensées, notre alimentation, notre microbiote, etc., tous envoient et s’échangent des informations pouvant nous garder en santé et nous conduire tout droit vers la maladie.

A présent, vous avez une idée plus claire des causes de la dysbiose intestinale et de la synergie entre le microbiote, vos gènes, votre mode de vie et votre environnement. Voici alors les conséquences possibles à la dysbiose intestinale et quelques pathologies qui lui sont associées.


LES MULTIPLES CONSÉQUENCES DE LA DYSBIOSE INTESTINALE

“la modification du microbiote peut prédisposer à des maladies telles que le cancer, les maladies inflammatoires de l’intestin, la polyarthrite rhumatoïde, le psoriasis, la vaginose bactérienne et la parodontite et influer sur ces maladies.” (8)

Il ne faudrait plus d’un article pour pour lister toutes les pathologies en lien avec une dysbiose intestinale. Acné, eczéma, troubles ORL, symptômes digestifs bien sûr, de nombreux maux sont grandement améliorés quand on s’intéresse de prêt à sa santé intestinale. 

Voici tout même quelques pathologies et les récentes études associées démontrant le rôle de la dysbiose dans leur déclaration. Mais rappelons nous que toutes ces pathologies son multi-factorielles. La dysbiose intestinale représente davantage le terrain sur lequel la synergie d’autres facteurs vont laisser s’exprimer la maladie.

LE SIBO – small intestinal bacterial overgrowth

Les bactéries intestinales sont censées rester dans notre côlon, mais parfois, les fermentations sont telles qu’elles remontent alors dans le grêle. C’est que l’on appelle le SIBO. 

Les signes cliniques sont les ballonnements, les selles irrégulières avec parfois des épisodes diarrhéiques, un ventre de femme enceinte souvent douloureux après les repas, des flatulences plus ou moins odorantes ou des reflux gastro-oesophagiens. 

Mais le SIBO augmente aussi la perméabilité intestinale et ceci à différentes conséquences.

Tout d’abord, on observe le passage dans le sang de peptides et toxines contenues dans les bactéries (endotoxines), ce qui augmente la réponse inflammatoire et perturbe le système nerveux. C’est sur cette réaction que le Dr Seignalet a notamment basé son régime d’éviction pour lutter contre les maladies auto-immunes notamment.

À l’inverse, des nutriments essentiels peuvent être mal assimilés ou consommés par les bactéries, générant donc des carences, notamment en vitamines liposolubles, tryptophane et vitamine B12. 

Cette perméabilité entraîne souvent des intolérances alimentaires dont les symptômes peuvent être très variés : migraine, fatigue chronique, douleurs musculaires et articulaires, troubles de l’humeur, etc. 

Le SIBO est souvent corrélé à une prise de poids, notamment au niveau viscéral, mais aussi à la fibromyalgie (14).

dysbiose intestinale ventre gonflé

Obésité, diabète de type 2, stéatose hépatique

Les endotoxines citées précédemment peuvent être des liposaccharides. Leur présence est corrélée à l’insulino-résistance et à l’obésité (9).

Les personnes obèses atteintes d’une dysbiose développent davantage de stéatose hépatique sévère (foie gras) (6).

De nombreuses études démontrent que leur microbiote déséquilibré est appauvri en certaines bactéries dont le rôle est de moduler le métabolisme et d’agir sur la santé du biofilm intestinal (L-gasseri, Akkermansia muciniphila)(13).

A propos d’endotoxines et d’hyperperméabilité intestinale, je précise qu’elles contribuent aussi à  l’apparition de TDAH (troubles et déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité).

Allergie et démartite

Le pourcentage de personnes allergiques à doublé en l’espace de 15 ans. Les allergologues attestent que dans moins de 10 ans, 1 personne sur 2 souffrira d’allergie.

Les allergies sont une réponse excessive de l’immunité et il est démontré qu’elles sont corrélées à une dysbiose intestinale qui prend souvent naissance dès le plus jeune âge. 

Comme le montre cette étude (3), la petite enfance est une fenêtre au cours de laquelle le microbiote intestinal peut influer sur l’évolution de l’allergie alimentaire et la réponse immunitaire.

Dépression et anxiété

C’est au niveau intestinal que des neurotransmetteurs nécessaires à l’équilibre émotionnel sont produits. Devinez grâce à qui ? au microbiote!

Il synthétisent de la sérotonine et du GABA aux vertus calmantes et apaisantes. Les souches qui en sont responsables sont appelés les psychobiotiques. En cas de dysbiose intestinale, la carence en ces bactéries favoriserait l’anxiété, les états dépressifs, ainsi que les fringales qui y sont parfois associées. (12)

Cancer 

Plusieurs études démontrent que la dégradation chronique du microbiote peut favoriser de nombreuses maladies, notamment le cancer (4).

Ceci s’explique par le fait que la dysbiose intestinale induit une l’inflammation chronique, l’évasion et la suppression immunitaire favorisant le développement des cellules cancéreuse notamment du cancer colorectal (5) et hépatique comme le montrent des études récentes (5)(6).

Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)

L’ennemi N°1 encore une fois et l’inflammation. Dans le cadre d’un SOPK, une nutrition anti-inflammatoire à IG bas est nécessaire.

L’hyperandrogénie observée dans ce syndrome semble être liée à une dysbiose intestinale, notamment avec un excès de Bacteroides vulgatus (7)(8)(15). C’est pourquoi l’accompagnement de cette pathologie doit intégrer un régénération du microbiote et de la muqueuse intestinale. L’acné associée s’en trouvera aussi grandement amélioré. 

Autisme (TSA)

J’ai longuement étudié le sujet car mon sujet de mémoire était sur le syndrome entéropsychologique et les solutions nutritionnelles possibles. Je me suis beaucoup inspirée du travail de Natacha Campbell, neurologue et mère d’un enfant autiste pour y trouver les informations qui ont fait aujourd’hui le tour du monde.

Il est évident que les causes de l’autisme sont multiples, incluants des facteurs génétiques, environnementaux et transgénérationnels. 

Il est souvent associé à de multiples maladies concomitantes, telles que des troubles digestifs, des problèmes dentaires, parodontales et des allergies. 

Comme évoqué plus haut, le microbiote (intestinal et buccal) joue un rôle important dans les phénomènes inflammatoires, le dysfonctionnement immunitaire et la perturbation de l’axe intestin-cerveau, ce qui contribue grandement au développement de TSA.

Des études en cours cherchent à mieux comprendre l’impact de la dysbiose intestinale et buccale dans cette pathologie et comment elle peut être un potentiel traitement en vue d’en améliorer les symptômes. 

Pour plus de détails sur le syndrome entéropsychologique, je vous invite à lire le résumé de mon mémoire prochainement en ligne.

MON AVIS SUR LES ANALYSES EN CAS DYSBIOSE INTESTINALE

Candidose, intolérances alimentaires, sensibilité au gluten, manque d’acide chlorhydrique, stress… comment savoir l’origine de ses maux ?

  • Tout d’abord, un questionnaire approfondi est nécessaire. Les antécédents, le mode de vie, la gestion du stress, l’alimentation dans tous ses détails doivent être analysés au peigne fin. 
  • L’étude des symptômes digestifs et certains tests ou analyses permettent d’aller plus loin, notamment pour éliminer une potentielle intolérance, sensibilité au gluten ou maladie coeliaque. Votre médecin saura vous orienter. Pour les intolérances alimentaires, il s’agit d’un test à IgG. Le laboratoire Barbier à Metz est selon moi l’un des plus sérieux et il demande une prescription de votre médecin. Contactez-les pour plus d’informations. 
  • Dans le cas d’une dysbiose, je pense notamment au test à la bétaïne HCL pour rechercher une potentielle hypochlorhydrie.

Pour cela :

Prenez 1 comprimé de bétaïne HCL lors d’un repas riche en protéines et observez votre digestion. Si votre état est amélioré, l’hypochlorydrie est suspectée. Test à éviter si vous êtes sous anti-inflamamtoires, ou si vous souffrez d’ulcère.

  • Le test respiratoire est un plus car il permet d’analyser le type de fermentation et agir de manière ciblée. Il est nécessaire de se renseigner pour trouver un praticien pratiquant ses tests.
  • Les tests de selles prescrits sont selon moi inutiles, car il ne représentent que 10 à 15% du microbiote. En revanche, le futur nous réserve des tests plus prometteurs par extraction de l’ADN pour étudier au mieux son état (11).
dysbiose intestinale adn

A RETENIR 

Si je fais ce métier aujourd’hui, c’est grâce à notre écosystème intestinal, à ses secrets et ses pouvoirs incroyables sur le maintien de la santé qui me passionnent. 

Depuis mes débuts, au fur et à mesure de mes études, recherches, séminaires et lectures, j’ai réalisé à quel point notre santé peut-être basculée par : 

Les infections, surtout virales, impliquées dans les maladies auto-immunes, cancers, troubles thyroïdiens, etc.

Une mauvaise santé digestive, dont la dysbiose intestinale et toutes les pathologies et maux associés partiellement présentés dans cet article. 

Une alimentation moderne inadaptée dont la résultante est une montée en flèche des maladies de civilisation.

L’oubli que la qualité de notre écosystème intestinal dépend de celle de nos sols.

Pour ce dernier point, rappelons-nous que notre santé dépend de celle de notre environnement. Nous sommes interconnectés.

Notre microbiote s’est aussi détérioré à partir du moment où nos terres ont commencé à s’appauvrir. Les pesticides, herbicides et monocultures ont déminéralisé et fragilisé nos sols et son humus.

Or la meilleure façon de fortifier notre microbiote est de consommer des fruits et légumes cultivés sur des terres riches en minéraux. Ces aliments doivent être non traités et peu lavés pour profiter des micro-organismes vivants dont ils sont porteurs.

Au lieu de ça, nous nous sommes contraints à nous alimenter toujours des mêmes céréales (blé modifié notamment), d’aliments traités et appauvris en vitamines, minéraux et micro-organismes essentiels, si ce n’est vitaux à notre santé et notre longévité.

À cela s’ajoutent les antibiotiques, médicaments, et autres faiseurs de troubles décrits précédemment.

L’effondrement de l’écosystème intestinal n’est selon moi que le reflet que l’état de notre écosystème planétaire actuel.

En fuyant les céréales issues de la monoculture (blé, maïs, soja pour la plupart OGM à l’échelle planétaire), en consommant des aliments non traités et locaux, en limitant les produits animaux issus d’élevages intensifs, nous favorisons la santé de notre environnement et par effet boomerang, la nôtre.

C’est en agissant de manière globale, que nous pouvons rester en santé. 

écosystème

Je ne peux que vous conseiller d’agir en prévention :

→ Prenez soin de votre santé digestive, chouchoutez-la ! 

→ Recherchez les potentiels virus dont vous êtes porteurs et renforcez votre immunité.

Soyez accompagné par un praticien pour éviter de jouer aux apprentis sorciers au risque de faire plus de mal que de bien ! Votre santé en dépend et elle reste ce qui nous est de plus cher.

→ Adoptez les règles de nutrition-santé avec une vision globale. C’est à dire bénéfique pour votre corps et respectueuse de l’environnement.

Quand le mal est fait, les régimes d’éviction et des traitements sont efficaces, mais longs, onéreux et beaucoup plus difficiles à adopter que des techniques préventives. Prenez soin de votre santé avant d’être malade !


Poursuis ta lecture avec un autre article…

SOURCES

  1. « Dysbiosis in Crohn’s disease- joint action of stochastic injuries and focal inflammation in the gut », Butto LF, Gut Microbes 2017 Jan 2 ;8(1) :53-58
  2. Acne vulgaris, probiotics and the gut-brain-skin connection- back to the future ?, Whitney P Bowe and Alan C Logan, Gut Pathogens 2011 3 :1
  3. « Early-life gut microbiome composition and milk allergy resolution », Bunyavanish S, J Allergy Clin Immunol 2016 Oct ;138(4) :1122-1130
  4. Contribution of gut microbiota to colonic and extracolonic cancer development, Compare D, Nardone G, Dig Dis. 2011;29(6):554-61. doi: 10.1159/000332967. Epub 2011 Dec 12.
  5. Microbiota impact on the epigenetic regulation of colorectal cancer. Yang T1, Owen JL, Lightfoot YL, Kladde MP, Mohamadzadeh M., Trends Mol Med. 2013 Dec;19(12):714-25. doi: 10.1016/j.molmed.2013.08.005. Epub 2013 Sep 16.
  6. New insights and therapeutic implication of gut microbiota in non-alcoholic fatty liver disease and its associated liver cancer., Ezzaidi N1, Zhang X2, Coker OO2, Yu J3., Cancer Lett. 2019 Sep 10;459:186-191. doi: 10.1016/j.canlet.2019.114425. Epub 2019 Jun 8.
  7. Sex, Microbes, and Polycystic Ovary Syndrome., Thackray VG1., Trends Endocrinol Metab. 2019 Jan;30(1):54-65. doi: 10.1016/j.tem.2018.11.001. Epub 2018 Nov 29.
  8. Genetic dysbiosis: the role of microbial insults in chronic inflammatory diseases. Nibali L1, Henderson B2, Sadiq ST3, Donos N1., J Oral Microbiol. 2014 Feb 25;6. doi: 10.3402/jom.v6.22962. eCollection 2014.
  9. Prebiotic effects: metabolic and health benefits. Roberfroid M1,Br J Nutr. 2010 Aug;104 Suppl 2:S1-63. doi: 10.1017/S0007114510003363.
  10. New and Preliminary Evidence on Altered Oral and Gut Microbiota in Individuals with Autism Spectrum Disorder (ASD): Implications for ASD Diagnosis and Subtyping Based on Microbial Biomarkers., Kong X1,2, Liu J3,4, Cetinbas M5, Sadreyev R5, Koh M3, Huang H6, Adeseye A6, He P6, Zhu J7, Russell H8, Hobbie C3, Liu K3, Onderdonk AB9., Nutrients. 2019 Sep 6;11(9). pii: E2128. doi: 10.3390/nu11092128.
  11. http://presse.inra.fr/Communiques-de-presse/Protocole-de-traitement-des-echantillons-microbiote
  12. Borre YE « The impact of microbiota on brain and behavior : mechanisms & therapeutic potential », AdvExp Med Biol 2014 ;817 :373-403
  13. https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/obesite/2019/07/16/akkermansia-muciniphila-une-bacterie-intestinale-qui-fait-ses-preuves/
  14. https://www.news-medical.net/health/Fibromyalgia-and-Gut-Health-SIBO-and-IBS-(French).aspx
  15. Gut microbiota-bile acid-interleukin-22 axis orchestrates polycystic ovary syndrome., Nat Med.Qi X, 2019 Aug;25(8):1225-1233. doi: 10.1038/s41591-019-0509-0. Epub 2019 Jul 22.

5 Comments on “Les causes et conséquences de la dysbiose intestinale

  • Bruno
    at

    Super Article, travail au top que tu fais. Hyper interessant.

    Répondre
  • Bonjour, Vos articles sont sources de pleins d informations qui nous aide au quotidien et moi depuis que je vous suis et que j ai suivie le votre ebook vos potcast , ma digestion et problème digestif sont rentrés dans l ordre. Je vous remercie pour votre partage qui nous enrichie et nous aide à prendre soin de nous et de la planète!! Merci pour tout et continuez comme ça!! Hâte de lire ou écoutez la suite!!

    Répondre
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