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Ce qui nous rend dépendant au sucre

Addiction au sucre : Ce qui rend dépendant et quels aliments contiennent du sucre?

Le sucre est partout autour de nous et depuis toujours. Cette substance douce et savoureuse semble anodine. Sa blancheur présage une innocence certaine au premier abord. Et pourtant ! A la longue, elle se révèle être la cause de notre dépendance aux confiseries dans le placard, au café gourmand au resto ou à l’éclair au chocolat de la meilleure boulangerie du coin. Rassure-toi, tu n’es pas le seul à avoir une addiction au sucre.

Dans cet article, je vais t’aider à comprendre pourquoi nous l’adorons autant depuis notre naissance. Nous verrons comment il agit sur notre corps et plus particulièrement sur notre cerveau. Je te parlerai des différentes sources de sucre et je terminerai par 10 astuces pour réduire ta consommation.

Addiction au sucre depuis la naissance

On n’en a pas conscience mais en réalité, nous baignons dans une dépendance sucrée depuis toujours, et même depuis notre conception ! Je te propose un petit retour en arrière pour t’expliquer à quel point nous sommes cernés par le sucre, que ce soit pour  des raisons physiologiques, émotionnelles, ou sociétales. Tu pourras aisément comprendre les raisons de notre addiction au sucre.

Présence depuis l’utérus

Pour comprendre l’amour (ou le dés-amour) qu’on lui porte, remontons au moment où tu étais un petit œuf…

Le spermatozoïde de papa venait à peine de rencontrer l’ovule de maman – et la chimie a opéré 🙂 Voilà qu’un petit œuf se dirige fièrement vers son nid douillet : l’utérus. Un petit cocon bien moelleux tapissé de… sucre !

Et voilà comment nous baignons dedans avant même d’être né. 

Voici une première approche pour comprendre notre addiction au sucre. J’en avais d’ailleurs parlé dans un épisode de mon podcast avec Carole Prost, naturopathe et conférencière qui a été une de mes formatrices.

Elle expliquait notamment que « La relation au sucre se passe au moment de l’implantation. Cela a été mis en avant par Olivier Soulier. L’utérus doit se gorger de glycogène au moment de l’implantation de l’œuf. […] Le sucre et notre relation au sucre est vraiment liée à cette première implantation, à la possibilité qu’on va avoir de grandir au sein de l’utérus maternel … »

Olivier Soulier est un médecin, homéopathe et acupuncteur français. Il a consacré une grande partie de sa vie au sens des symboliques alimentaires. Selon lui, tout au long de notre vie, nous recherchons ce “sucre initial” d’abord dans le lait maternel puis ensuite dans notre alimentation. C’est selon lui le symbole de la dépendance du bébé à l’autonomie lorsque l’on grandit. Il explique également que lorsqu’on a besoin de produits sucrés, on recherche souvent de la douceur.

Le lait maternel est riche en lactose

Ensuite arrive le lait de maman riche en lactose (sucre du lait). Il lui donne ces saveurs sucrées associées à l’envie d’y retourner.

Pour le nourrisson, l’acte de boire le lait est associé au moment de réconfort et de béatitude. Ces effets mêlent la satisfaction d’assouvir sa faim et le bonheur d’être dans les bras de son parent. Cet échange lui apporte tout le réconfort, le toucher et l’amour nécessaires à son parfait développement. Le cerveau du nourrisson est grand consommateur de sucre, son assimilation va nourrir le circuit de la récompense (et donc de l’addiction au sucre). Ce fameux circuit, je te l’explique dans la partie suivante !

Avant, cela je te renvoie de nouveau à mon échange avec Carole Prost dans mon podcast où elle explique le lien entre le sevrage du lait maternel (ou du biberon) et le début de l’autonomie du tout petit, qui pourra alors commencer à fonctionner par lui-même, sans le besoin de sa maman. Et si ce sevrage se déroule bien, l’enfant n’aura pas d’addiction au sucre ou à l’alimentation en général. Il n’aura pas besoin d’un repas toutes les deux heures comme c’est le cas pour un nourrisson. Malheureusement, des personnes adultes souffrent d’une addiction au sucre telle qu’ils ont besoin d’en manger toutes les deux heures.

Un bébé ne pleure pas seulement car il à faim

Par ailleurs, nous pouvons évoquer l’ouvrage de Marie Thirion, Pourquoi j’ai faim, paru en 2013. Cette pédiatre parle du lien que projette une maman sur son enfant avec la nourriture. En effet, lorsqu’un bébé pleure, la maman (ou les personnes qui s’occupent de lui) supposent qu’il a forcément faim. Cependant, il peut pleurer pour de très nombreuses autres raisons, il peut notamment simplement avoir besoin de présence, d’un câlin, d’attention.

Le problème est que si on lui donne à manger systématiquement, cela va alors constituer une forme de compensation. Et cela pourra durer très longtemps, même encore à l’âge adulte.

Et nous pouvons le constater avec de nombreuses personnes qui ont le réflexe de manger dès qu’elles ne se sentent pas bien. Marion Thirion a étudié et analysé les mécanismes de la faim, du plaisir et de la satiété selon des données physiologiques, neurologiques et métaboliques. 

La saveur sucrée associée à l’enfance

En grandissant, la saveur sucrée va de plus en plus s’associer dans notre esprit à la récompense, au plaisir, nous aidant même à gérer nos états émotionnels. Qui ne se rappelle pas du gâteau de grand-mère, de la sucette chez le médecin pour sécher nos larmes, ou des bonbons promis à condition d’être sage ?

Sans parler des fêtes de famille ou entre amis qui se terminent toujours par un gâteau pour célébrer un événement important. Nous fêtons un anniversaire en soufflant nos bougies sur un gâteau. Bref, le sucre jalonne toutes les étapes de notre vie. La dépendance au sucre est bien le terme exact !

En effet, il est omniprésent dans notre mémoire. Inutile alors de s’étonner que même à l’âge adulte, les difficultés, qu’elles soient d’ordre professionnelles ou personnelles, ainsi que le stress et les maladies soient soulagées à grands renforts de sucre. Par ailleurs, la consommation de sucre peut représenter une source de motivation si nous avons une tâche difficile à accomplir ou un peu décourageante. Qui ne s’est jamais offert un petit plaisir sucré pour se donner du courage ?

Bref, tu l’auras compris, le sucre est partout. Avant même notre naissance, pendant toute notre enfance, puis dans notre vie d’adulte. Il faut bien dire que les industriels de l’agroalimentaire en font un allié de choix pour nous rendre addicts au sucre et à tous leurs produits. Et comme la consommation de sucre appelle le sucre, nous en avons toujours plus besoin. Nous sommes véritablement accro au sucre et parfois comme à une drogue!

Le sucre prôné comme source d’énergie (dans les médias)

Enfin, les nutritionnistes, diététiciens et pubs des années 80 n’ont jamais cessé de prôner les “vertus” du sucre et des glucides. Base de l’alimentation moderne, il est présenté comme l’aliment favori de notre cerveau et de nos muscles, et comme source première d’énergie de notre organisme.

Une protection contre les plantes toxiques

Une autre raison explique notre relation si particulière aux matières sucrées. En effet, l’homme primitif avait une indication sur la qualité énergétique d’un aliment en fonction de sa saveur plus ou moins douce.

Ceci lui permettait aussi d’éviter les plantes nocives ou mortelles souvent de saveur amère. C’est aussi ainsi que l’homme a développé un attrait particulier pour la saveur sucrée, privilégiant les végétaux nourrissants et le miel.

Addiction au sucre : une question d’anatomie

Pour terminer, nous pouvons également évoquer que notre attirance pour le sucre vient de notre anatomie. En effet, sur le bout de notre langue, nous avons des capteurs réservés à la saveur sucrée. Ils sont en lien avec le fameux centre de récompense.

Ils se situent dans la zone hédonique (ou zone du plaisir) de notre cerveau, entre le cortex pré-frontal et le cerveau reptilien. Le centre de la récompense est ainsi stimulé. A la clé, une sécrétion de sérotonine, à l’origine d’une sensation de bien-être…

Étudions maintenant de plus près ce circuit de la récompense

Comment le sucre agit sur le circuit de la récompense ?

Le circuit de la récompense est un réseau de connexion entre des neurones où des messagers vont circuler. Ces messagers sont ce qu’on appelle des neurotransmetteurs dont la dopamine, la sérotonine, le GABA et la noradrénaline. Tous les phénomènes de dépendances sont liés à un dérèglement du circuit de la récompense.

Le rôle de la dopamine

Comme je te l’explique dans mon dossier comprendre l’alimentation émotionnelle la dopamine est un neuromédiateur (ou neurotransmetteur) dont la sécrétion est arrêtée lorsque nous ressentons du plaisir en mangeant. Et cela nous donne encore plus envie de manger. En somme, nous avons continuellement envie d’une consommation sucrée.

La dopamine étant également un neuromédiateur de l’attention, nous y pensons tout le temps. Nous sommes ainsi comme envoûtés. Nous résistons puis nous finissons par craquer. Et souvent lorsque cela se produit, c’est encore plus fort. Un cercle vicieux se met en place.

Les recherches de Olds et Milner

Ce fameux circuit de la récompense conserve dans la mémoire les événements agréables, sources de plaisir. Cette récompense et la notion de bien-être qui lui est associée est gérée par une partie de notre cerveau, le noyau accumbens. Cette découverte scientifique a été réalisée en 1954 par deux chercheurs, Olds et Milner. Ce fameux noyau s’active lorsque nous sommes dans l’attente d’une récompense. On aime recevoir une récompense, nous ressentons une émotion positive, et nous en voulons toujours plus.

Dans leurs études, James Olds et Peter Milner voulaient comprendre ce qui se joue précisément à l’intérieur de notre cerveau.

Ils ont posé des électrodes à différents endroits du cerveau de rats. Elles étaient reliées à un levier que les rongeurs pouvaient activer eux-mêmes. Ainsi, une impulsion électrique, de basse intensité, était déclenchée. Lorsque l’électrode se situait sur l’aire tegmentale ventrale, les rats actionnaient continuellement le levier, mettant de côté tout autre activité (même le fait de manger).

Les deux chercheurs ont constaté que les conséquences de cette expérience étaient plus fortes qu’une récompense naturelle telle que la nourriture ou la survie pouvait provoquer. Le circuit de la récompense est présent chez tous les mammifères et concerne tout ce qui est nécessaire à notre survie : manger, boire, se reproduire ou encore s’adapter à notre environnement.

Et comme je l’évoquais plus haut, les actions agréables sont mémorisées et cela nous donne envie de les reproduire. Voilà pourquoi on parle de “circuit” de la récompense.

Un exemple concret pour comprendre le circuit de la récompense

Pour être plus concrète, je vais reprendre l’exemple de mon article comprendre l’alimentation émotionnelle.

Imagine que quelqu’un prépare un gâteau. Tu l’entends réaliser la recette, tu sens l’odeur au fil de la cuisson, tu entends le four sonner lorsqu’il est cuit. Ensuite, tu le vois sortir du four et refroidir, là sur la table, tout près de toi. L’odeur envahit encore davantage la pièce. Tu attends impatiemment qu’il refroidisse. Et vient enfin le temps de la dégustation : la récompense tant attendue !

La dopamine est sécrétée, accompagnée d’endorphines, avec un véritable phénomène de dépendance. C’est totalement addictif, comme une drogue, tu as le sentiment de ne pas pouvoir lutter et tu souhaites reprendre une part. 

Ce système de récompense se situe dans le cerveau limbique, qui est aussi notre centre émotionnel. On commence donc à comprendre le lien entre nos dépendances et nos émotions !

Ainsi, chez beaucoup d’entre nous, il peut devenir une béquille pour apaiser nos tornades émotionnelles, nos excès de stress ou nos carences affectives.

Et rappelle toi que ces 3 premiers points te concernent dès les premiers mois de votre vie !

Le cerveau et le mécanisme de l’addiction au sucre

Comme nous l’avons vu, le sucre appelle le sucre. Pourquoi ?

Lorsque que l’on va en consommer de manière répétée, cela va créer une sorte de conditionnement. Petit à petit, la dopamine va être sécrétée par anticipation, pour prédire l’arrivée de la fameuse récompense tant attendue. Cela va donner encore plus envie d’en manger, car on recherche le plaisir.

La sérotonine entre également en jeu. Progressivement, les récepteurs aux endorphines deviennent moins sensibles au fil de la consommation de sucre. En conséquence, les endorphines sont moins sécrétées. Un plaisir moindre est ressenti lors de la consommation mais en l’absence de sucre, un manque est ressenti.

Par ailleurs, la dopamine initialement sécrétée à tendance à diminuer elle aussi à chaque “shoot” de sucre pris. Oui, je parle du sucre comme d’une drogue type cocaïne car tu l’auras compris, il s’agit bien ici de l’addiction au sucre.

Le circuit de la récompense devient alors beaucoup moins sensible à toutes les molécules habituelles. Nous pouvons également noter que la répétition de la production de dopamine modifie l’amygdale de notre cerveau. En conséquence, la personne accro au sucre devient plus stressée, irritable et ressent des émotions négatives.

Seule une augmentation de la consommation de sucre peut à la fois satisfaire le circuit de la récompense et rendre les émotions ressenties plus positives. Ici, il n’est plus question, ou en tout cas beaucoup moins, de recherche de plaisir en lien avec la consommation d’un produit sucré mais plutôt de ne plus ressentir d’émotions négatives.

Le problème est qu’à force, les capacités d’autorégulation du cerveau, la prise de décision et la capacité à résister aux envies de sucre sont atteintes, entraînant une perte de contrôle.

addiction au sucre

L’aversion et le plaisir

Pour terminer sur le circuit de la récompense, voyons maintenant les notions d’aversion et de plaisir. Ce circuit a deux voies :

  • une première voie qui active la sensation de plaisir : on parle également de voie D1 ou “pro-récompense”. Elle fait appel aux récepteurs à dopamine de type 1. Ceux-ci informent le cortex pré-frontal (lieu du développement du langage, de la mémoire mais aussi du goût et de l’odorat) que l’action provoque du plaisir. Ainsi, elle donne le feu vert pour que cette action soit reproduite ;
  • une seconde voie qui active la sensation de l’aversion : il est ici question aussi bien du goût que d’événements de la vie. Notre cerveau, comme notre corps, doit atteindre l’homéostasie, c’est-à-dire qu’il doit rester à l’équilibre. Et pour cela, interviennent les récepteurs à la dopamine de type 2 : la voie D2. Concrètement, ces récepteurs vont avertir le cortex pré-frontal de manière négative, pour lui signifier que l’action doit être suspendue. Et si l’action de la D2 est supérieure à la D1, le plaisir et la satisfaction sont en chute libre, voire disparaissent. On parle d’”anti-récompense”. 

Les différentes sources de sucre 

Les glucides : l’élément incontournable recommandé par tous

Tu l’as sans doute remarqué, le sucre est partout, et notamment parmi toutes les recommandations nutritionnelles. Il est mis en avant dans de nombreuses publicités à la télévision ainsi que de Cultures Sucre (ancien CEDUS). Ainsi, les glucides sont présentés comme étant la base de notre alimentation. S’ils sont essentiels pour le fonctionnement du cerveau et des muscles car ils apportent de l’énergie, ils ne doivent cependant pas être aussi prégnants dans nos repas.

En effet, les aliments les plus importants pour être en forme sont les légumes et les fruits. Les protéines également. Je ne dis pas qu’il faut supprimer tous les glucides de ton régime, bien loin de là. Seulement, il est important de bien choisir les sources de glucides et de diminuer les quantités. Ce n’est pas une grande assiette de pâtes qui te permettra de tenir tout l’après-midi et de ne pas avoir faim. Au contraire. Mise plutôt sur une grande assiette de légumes, qui t’apporteront la satiété grâce aux fibres qu’ils contiennent. 

Par ailleurs, si nous consommons des glucides de manière excessive, des déchets, appelés “colles” en naturopathie, apparaîtront, provoquant des inflammations.

C’est ainsi qu’il existe de nombreuses pathologies en “ite” : otite, sinusite, bronchites, etc. mais aussi l’eczéma, l’acné, l’asthme, etc.

Au regard de toutes ces informations, il paraît difficile d’échapper à l’addiction au sucre. Il est temps de te donner quelques astuces pour t’aider à te repérer parmi tous les glucides.

Quels aliments contiennent du sucre naturellement ?

La première qui nous vient à l’esprit est bien souvent le sucre de table blanc. En poudre ou en morceaux, il est issu de la betterave sucrière ou de la canne à sucre. Ses formes semblables sont traditionnellement utilisées pour sucrer nos boissons ou faire de la pâtisserie. D’un point de vue nutritionnel, disons que les deux sont plutôt inintéressantes.

Le sucre est ajouté dans presque tous les produits industriels (viennoiseries, biscuits, céréales de petit déjeuner, sauces, plats préparés, légumes – râpées tous prêts ou en boîtes de conserve – bouillons cubes, charcuteries, jus, smoothies, sodas, yaourts, etc.)

Plus de 70% des produits industriels salés contiennent du sucre ajouté qui agit comme exhausteur de goût et/ou comme conservateur.

Le sucre est aussi présent naturellement dans différents aliments :

  • Les céréales qu’elles soient entières, ou sous forme de pâtes, de pain, de farines, etc.
  • Les légumes racines et tubercules comme les betteraves, carottes, pommes de terre, etc.
  • Les produits laitiers sous forme de lactose
  • Les fruits et produits dérivés comme les jus et smoothies, sous forme de fructose. On peut trouver ce fructose dans certains produits industriels et diététiques ou dans le sirop d’agave (mais je le déconseille fortement).

Ici ça se gâte :-), mais tu sauras alors tout sur les différentes formes de sucre.

La composition du sucre est constituée de différentes molécules, à savoir :

  • Le glucose – il n’existe que rarement sous forme libre dans les aliments naturels et il entre dans la composition d’autres formes de sucres.
  • Le galactose – qui entre dans la composition du sucre du lait
  • Le fructose – sucre du fruit, du miel

Les différentes combinaisons entre ces molécules peuvent former :

  • Le saccharose (fructose + glucose) – on le trouve dans le sucre de canne ou de betterave par exemple
  • Le lactose (galactose + glucose) – il s’agit du sucre du lait
  • Le maltose (deux molécules de glucose) présent dans les céréales et la bière
quels aliments contiennent du sucre

Les formes de sucres plus complexes 

D’autres formes de sucres plus complexes et plus longues à digérer sont :

  • L’amidon présent dans les céréales, légumineuses, tubercules et farineux (pomme de terre, banane, châtaigne). Cependant il peut être destructuré par l’industrie pour rentrer dans la préparation de produits comme les pâtisseries sans gluten par exemple. Sous cette forme transformée il est assimilé trop rapidement et génère un pic de la glycémie.
  • La cellulose qui est une fibre non assimilée. Elle sert surtout d’aliment « prébiotique » qui nourrit notre microbiote et favorise un bon transit. 

Enfin, le glycogène est un sucre plus particulier. Il est issu de la transformation du glucose par le corps afin qu’il soit stocké par le foie ou dans nos muscles pour garantir des réserves d’énergie. 

Savoir repérer le sucre sur les étiquettes

Concrètement, sur les étiquettes, le sucre se cache sous ces mots (par catégories et ordre alphabétique)

Les produits en vert sont les meilleurs choix  :

  • Caramel / Dextran / Dextrose/ Diastase /Ethyl-maltol / Extrait sec de glucose /Extrait sec de sirop de maïs /Fructose cristallin /Fructose / Galactose / Glucose
  • Jus de canne cristallisé / Jus de fruit concentré /Jus de fruit
  • Lactose / Malt d’orge / Malt / Maltodextrine / Maltose
  • Mélasse /Miel / Muscovado (sucre complet) / Rapadura (sucre complet) 
  • Saccharose
  • Sirop d’agave / Sirop d’érable / Sirop de caroube / Sirop de glucose-fructose / Sirop de maïs / Sirop de malt / Sirop de riz / Sirop de sorgho / Sirop de blé / Sirop de datte
  • Sucre brut ou complet / Sucre de betterave / Sucre de canne / Sucre de coco / Sucre blanc / Sucre de datte / Sucre de raisin (ou jus concentré) / Sucre glace 

Comment se débarrasser de son addiction au sucre ? Mes 10 Astuces

Réduire progressivement sa consommation

Pour se sortir d’une dépendance au sucre, il convient de procéder par étape.

En effet, je te déconseille de supprimer totalement le sucre de ton alimentation et de ton régime du jour au lendemain. Comme tu es accro, l’effet serait délétère.

Chaque semaine, réduis un peu plus ta consommation dans tes repas. En parallèle, prends l’habitude également de te demander, à chaque fois que tu as des envies sucrées, pourquoi ? Prends du recul et observe ce qui se passe en toi. Écris si besoin et prends un verre d’eau ou prépare-toi une tisane (sans sucre ni miel).

Bien dormir pour réduire son addiction au sucre

Tu le sais, le sommeil est la base de la santé et de la forme.

Lorsque tu ne dors pas assez, tu as sûrement remarqué que dans la journée qui suit, tu as davantage envie de grignoter, du sucre le plus souvent. C’est ici qu’interviennent deux hormones : la leptine et la ghréline. La première inhibe l’appétit et stimule la dépense énergétique. La seconde stimule l’appétit et l’adipogénèse.

Des recherches ont montré que la concentration de leptine diminue dès que la durée de sommeil baisse et la ghréline elle, augmente. La faim était plus ressentie en cas de manque de sommeil, avec une attirance pour les aliments sucrés et les matières grasses.

Boire de l’eau et bien s’hydrater

Nous pensons souvent, à tort, que nous avons faim. En réalité, nous avons soif. Si tu ressens l’envie de manger, je te conseille dans un premier temps de prendre un verre d’eau, par petites gorgées. Attends un moment et si tu as vraiment faim, mange en choisissant bien tes aliments (des légumes, des fruits, des protéines végétales, des oléagineux, etc.)

Repenser son petit-déjeuner pour vaincre son addiction au sucre

Le petit-déjeuner idéal est constitué de protéines et de bons gras. Si tu consommes du sucre dès le matin, tu vas ainsi provoquer un stress dans ton organisme, sous l’influence du cortisol. De plus, tu en auras beaucoup plus envie tout au long de la journée.

Je t’invite à revoir ton petit-déjeuner. J’ai dédié un article complet sur le petit déjeuner idéal et un épisode de mon podcast sur le sujet.

Manger varié et équilibré

Si tu manges de tout, tu auras ainsi tous les nutriments dont tu as besoin. Fais le plein de fruits et légumes de saison, de qualité biologique de préférence et locaux si tu le peux, c’est encore mieux. Ajoute à ton régime de bonnes sources de protéines.

Si tu manges de la viande, choisis-la de bonne qualité et vérifie son origine et les conditions dans lesquelles l’animal a été traité. Ajoute des protéines végétales petit à petit et privilégie les meilleures graisses, sources d’oméga-3 et d’oméga-6. Ainsi, tu éviteras les carences propices aux “craquages” alimentaires.

Consommer des féculents

Comme je le disais plus haut, il n’est pas question de supprimer les glucides de ton assiette. Consommer chaque semaine et même chaque jour des féculents est important. Privilégie ceux sans gluten. Ouvre ton horizon en évitant le trio pâtes / riz / pommes de terre.

Tu peux te faire plaisir avec des légumineuses (qui seront également sources de protéines), des patates douces, du panais (selon les saisons), etc.

S’orienter vers les bons sucres

Tu as développé une addiction au sucre et aux substances et plats sucrées ? Pour toi c’est une véritable drogue et un sevrage te paraît difficile ? Encore une fois, ton corps a en a besoin. Il te suffit de choisir les bons sucres pour ta santé.

En effet, opte pour les sucres complets (type muscovado ou rapadura) ou encore le sucre de coco, dont l’index glycémique est bas. Tu peux également cuisiner avec des dattes ou des abricots secs mixés. C’est surtout le sucre blanc raffiné qu’il est important de réduire en priorité voire d’exclure. Regarde également bien les étiquettes des produits que tu achètes.

Par ailleurs, je te conseille d’éviter les aliments ultra-transformés, toujours bourrés de sucres et évidemment les bonbons, le chocolat à moins de 70% de cacao et autres sucreries.

Pratiquer une activité physique

L’activité physique permet de se décharger du stress que l’on peut ressentir et de faire le plein d’endorphines, les hormones du bien-être. Ainsi, grâce au sport, tu te sentiras beaucoup mieux et tu auras moins envie de grignoter. Si tu veux en savoir plus sur les bienfaits du sport, tu peux découvrir mon article Pourquoi faire du sport ?

Trouver de nouveaux moyens de récompenses

A l’occasion de ton sevrage de sucre, je te conseille de faire le point sur toi, tes besoins, tes envies. Dresse une liste des activités qui te procurent du plaisir. Il est important de te nourrir sur le plan spirituel et pas uniquement dans ton assiette. Tu trouveras ainsi de nouvelles formes de récompenses qui t’aideront à te sentir mieux dans ton corps et dans ta tête.

Se fixer des objectifs atteignables

Tu t’en doutes, tu ne vas pas réussir à te défaire de cette addiction au sucre du jour en lendemain. C’est humain ! Petit à petit, tu deviendras moins addict au sucre. Il est important de procéder par étape, en te fixant des objectifs atteignables. Mieux vaut commencer petit et ajouter des nouveaux paliers au fur et à mesure, c’est plus motivant !

N’oublie pas de te féliciter également ! Par exemple, tu as l’habitude de manger 3 carrés de chocolat par jour ? Commence par enlever un carré. Ou alors tu ne peux pas te passer d’un dessert sucré ? Alterne un jour sur deux entre ton dessert favori et une compote maison de fruits frais par exemple.

Petit à petit, accorde toi ton dessert préféré une fois par semaine. Agis avec toute la bienveillance possible envers toi.

Conclusion sur l’addiction au sucre

Le sucre n’a plus de secret pour toi ! Tu as compris pourquoi nous l’aimons autant et ce depuis notre naissance. Son effet sur notre organisme est maintenant plus clair pour toi et tu sais ce qui se joue lorsque tu manges du sucre. Tu connais également les différentes sources sucrées et mes astuces pour diminuer ta consommation au quotidien. Bref, je crois que tu sais tout ! Si tu souhaites te défaire de cette dépendance, j’invite à le faire progressivement et en toute bienveillance. Avance à ton rythme, sans culpabilité si tu “rechutes”. C’est normal et cela fait partie du processus. Petit à petit, tu réussiras. Célèbre chaque petite victoire ! Tu constateras au fil du temps les effets sur ta santé et ton mental.


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Retrouve cet article en version audio sur mon podcast nutrition et santé « Au mieux de ta forme » disponible sur Apple podcast, Spotify, Podbean, Deezer et Talkers 😉


Découvre la suite de ma saga sur le sucre :

4 Comments on “Addiction au sucre : Ce qui rend dépendant et quels aliments contiennent du sucre?

  • […] LE SUCRE #1 – Qu’est-ce qui nous en rend dépendant et quels aliments en contiennent ? […]

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  • […] LE SUCRE #1 – Qu’est-ce qui nous en rend dépendant et quels aliments en contiennent ? […]

    Répondre
  • christophe
    at

    Article complet,clair,net et précis.
    Pas de détours,on reste dans le sujet et dans ce qui est important.
    Merci.

    Répondre
  • StephCorrales
    at

    Merci pour toutes ces informations qui m’ont bcp appris et permis de comprendre le pourquoi de mon addiction au sucre.
    Je garde précieusement vos conseils pour essayer de mieux gérer.

    Répondre
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